Taux à 0,005%
Avec un taux à 0,005%, cette taxe s’appliquerait aux transactions entre les banques sur les opérations de change et serait collectée au niveau international. Elle pourrait rapporter entre 30 et 40 milliards d’euros par an.
«Sur 1.000 euros, la taxe que nous proposons, c'est cinq centimes d'euros. Ce n'est pas beaucoup, mais c'est suffisant pour déclencher le mouvement», a expliqué le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner. «Techniquement il n'y a plus beaucoup d'obstacles, juridiquement non plus, politiquement il faut de la volonté», a-t-il ajouté.
Rapport d'experts
Ces conclusions se basent sur un rapport d'experts censé évaluer la faisabilité d'une telle taxation, complémentaire de l'aide publique au développement.
L’étude devait se prononcer sur cinq options principales: TVA sur les produits financiers, taxe sur les activités financières (profits et rémunération des banques), taxe monodevise sur les transactions de changes, contribution internationale sur les transactions de changes, taxation large des transactions financières (changes et autres produits).
C'est cette dernière option qui semble recueillir le plus de soutiens. «Il y a un consensus assez fort sur l'impôt sur les transactions financières en devises internationales», a indiqué Soraya Rodriguez Ramos, secrétaire d'Etat espagnole à la Coopération.
Dispositif indolore
L’avantage de ce dispositif est qu’il est «complètement indolore», a assuré Bernard Kouchner. Contrairement à la taxe «Tobin» par exemple, dont l’objectif est de stopper la volatilité sur les marchés de change, cette nouvelle taxe ne les pénalisera pas. Car l'objectif n’est pas de réguler le système financier international mais de financer le développement.
L'idée de cette taxe sera présentée lors du sommet des Objectifs millénaires de l'ONU à New York fin septembre, en marge en marge de l'assemblée annuelle de l'ONU. Approuvés en 2000, ces engagements doivent permettre de réduire de moitié l'extrême pauvreté à l'horizon 2015 et de faire reculer les grandes pandémies, la mortalité infantile et l'illettrisme.
E.M.
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