On n'en est pas encore au "lembeul", mais les images que j'ai reçues, en privé, de cette noce, n'en sont guère loin.Ecoutez la musique et les rythmes et vous comprendrez, avant même que la caméra ne les encadre, de temps à autre, brièvement, que tous ceux qui battent les darboukas et secouent les tambourins sont noirs, sans doute soudanais.Sans noirs, il n'y a pas de fête en Orient. Et les paroles sont de vrais tassous, pour ceux qui comprennent l'arabe.Rien à envier aux soirées "yuzzah" de Cheikh Bethio Thioune! Merci à ma copine saoudienne, pour avoir soudoyé un de ses frères!
Enfin, ne boudons pas notre plaisir! Ne soyons pas ronchonneurs, en pensant que ce marié au chapelet blanc a peut-être deux ou trois autres femmes qui l'appellent "mon mari".Cessez aussi de les imaginer en voyage d'affaires ou diplomatique au Sénégal, par exemple, avec la mine habituellement sévère de ceux qui, parce qu'ils viennent de La Mecque, voudraient tous passer pour des saints.D'autre part, on a déjà vu le roi Abdel Aziz en personne danser en public et même, plus tard, George Bush accroché à Fahd,à moins que ce ne fût Abdallah, dans une très sobre danse de sabres, mains tenues et embrassades. Mais là, on est entre soi,bourgeoisement, entre jeunes gens du même âge, cousins et complices d'on ne sait quelles nuits,."Sot qui l'y laisse!", eût dit le bon roi Henri, numéro IV de la série, bien sûr! Plût au ciel qu'ils fussent toujours ainsi, dans et hors des hauts murs de leurs demeures! La gaieté les rend beaux, sympathiques. De vrais arabes préislamiques, adorateurs d'Ishtar et autres divinités lunaires.Puis l'islam vint...