Un autre festival est en cours au Sénégal et se déroule dans les coulisses. C’est le festival de contestation des prestataires impayés du Fesman 3 qui est lancé presque quatre mois après la fin du 3e festival mondial des arts nègres (Fesman 3) au mois de décembre 2010 à Dakar. Ce festival des impayés est inauguré par le Président de la République, Maître Abdoulaye Wade, qui aurait bloqué depuis trois et demi le paiement des prestataires du Fesman. « Le Président Wade bloque depuis trois mois et demi le paiement des prestataires du Fesman. Le règlement de tous les fournisseurs et prestataires étaient arrêté pour le 31 décembre 2010 au plus tard le 31 janvier 2011, selon le délégué général Aziz Sow qui disait qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter car tous les prestataires et fournisseurs seront payés jusqu’au dernier centime au plus tard le 31 janvier », nous indique notre source qui préfère rester sous le couvert de l’anonymat.
Selon ladite source, jusqu’au à la date du 14 avril 2011, « soit 3 mois et demi après le festival mondial des arts négres de Maître Abdoulaye Wade nombre de prestataires fournisseurs et permanents qui ont travaillé nuit et jour pour la réussite de cet événement mondial ronge leurs freins et ne savent même plus à quel sain se vouer ». Ce sont des interprètes, des attachés de presse, des médecins, des infirmiers, des artistes, bref, tous des « goorgoorlous » qui « attendent tous chaque jour leur paiement du côté de la présidence ». La source a toutefois signalé qu’il y a généralement quelques uns qui courent derrière un reliquat de 20 % qu’ils attendent sans trop y croire après avoir perçu 80 %, mais aussi une grande masse qui n’a rien reçu jusque là.
« Ce qui nous intéresse au moment où nous vous parlons c’est la grande masse de ceux qui n’ont rien reçu à ce jour. Il ne faut pas qu’il détourne notre attention. Les chefs de la délégation générale, le bureau du Sage de la Présidence, le bureau de Sindiély, les présidents de commission, les responsables de sites, personne ne peut dire si les prestataires dont les paiements sont en souffrance seront payés ou non », renseigne la même source. « Au secours ! Aidez-nous à crier sur tous les toits pour que le vieux Wade nous entende pour lever son veto et nous permette de rentrer dans nos fonds. Ceux qui sont près de lui ont peur de lui dire qu’il y a des prestataires qui n’ont pas reçu car eux ils ont trop perçu », renchérit-elle.
Aujourd’hui, poursuit toujours notre source, révélant une autre facette de l’homo senegalensis, « beaucoup de prestataires chefs de familles qui avaient officié au Fesman avaient engagé des dépenses par crédits ». Ce qui fait naturellement, comme il l’affirme, qu’ils sont poursuivis tous autant qu’ils sont « par nombre de créanciers pendant que le Président distribue des millions à tour de bras comme transport à des militants, à des lutteurs ».