Mariama Bâ est la première romancière africaine à décrire la place faite aux femmes africaines dans la société. Elle a obtenu son diplôme d’institutrice en 1947 à l’Ecole normale des jeunes filles de Rufisque.
Elle a assumé la fonction d’institutrice pendant douze ans. Par la suite, pour des raisons de santé, elle obtient son affectation à l’Inspection régionale de l’Enseignement du Sénégal.
L’écrivain, épouse de feu Boubacar Obèye Diop, ancien ministre de l’Information, de la Radiodiffusion et de la Presse, fut mère de neuf enfants (sept filles et deux garçons).
Son premier roman, ‘’Une si longue lettre’’, est publié en 1979. Cet ouvrage a connu un très grand succès aussi bien au Sénégal qu’à l’échelle internationale et est traduit en plusieurs langues. Il obtient le prix Noma en novembre 1980 à Francfort.
Mariama Bâ s’était engagée pour de nombreuses associations féminines en propageant l’éducation et les droits des femmes. À cette fin, elle prononçait des discours et publiait des articles dans la presse locale.
Ses œuvres reflétaient les conditions sociales de son entourage immédiat et de l’Afrique en général, ainsi que les problèmes, qui en résultent, tels que la polygamie, les castes, l’exploitation des femmes, le manque de capacité de s’adapter au nouveau milieu culturel face à des mariages interraciaux.
Mariama Bâ est née en avril 1929. Ayant perdu sa mère, Fatou Gaye, en bas âge, elle a été élevée par sa grand-mère. A l’époque de la loi cadre son père, Ahmadou Niéla Bâ était le ministre sénégalais de la Santé.
Elle est décédée d’un cancer le 17 août 1981 peu avant la publication de son second roman : ‘’Chant écarlate’’ publié en novembre 1981 à titre posthume. Une carrière littéraire qui s’annonçait prometteuse prit ainsi prématurément fin.
Pour lui rendre hommage, le lycée des jeunes filles, situé sur l’ile de Gorée a été baptisé Maison d’éducation Mariama Bâ.
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