CHEIKH BAMBA DIEYE PARLE DE LUI-MÊME
Moi c’est Bamba Dieye, le cheval blanc. Je suis le plus jeune, j’ai un physique très noble d’aspect, élancé, élégant, sobre sans être effacé. J’inspire confiance par l’humilité de mes accents et la force angélique de mes arguments. Je suis le typique gars du peuple, j’ai trimé tout seul après la mort brutale de mon père , autre ex figure politique, et me voilà dans une dynamique qui séduit beaucoup de Sénégalais. Mon père qui alliait piété rigueur m’a transmis la sagesse. De lui aussi je garde le calme et la sérénité spirituelle. Je suis un ingénieur, qui veut apporter sa pierre à l’édifice de mon pays. Résolument dégoûté par la politique de mon pays, j’entreprends une révolution pacifique des consciences pour aboutir à la plus haute fonction. Les jeunes s’identifient à moi. Il faut dire qu’en politique on aime le neuf. A l’université je suis une rock star et mon discours séduit outre le Sénégal, avec des résonances dans la diaspora. En un mot, je suis le candidat idéal, le mec consensuel. Je n’ai pas encore de poux, c’est peut être parce que, occupés à faire autre chose, mes adversaires ne me calculent pas trop. On dit que je suis naïf, idéaliste. Oui je l’avoue, j’aime la paix, la fraternité, l’égalité et la justice. Au Sénégal ce sont de grands mots, les plus courants sont : népotisme, laxisme, vol et j’en passe. M’étant fait tout seul, à l’écart de tout privilège, je suis plus que pur, je suis le cheval blanc parti pour remplir les moulins de la décadence Sénégalaise. Je suis viscéralement convaincu de la mission qui est la mienne, elle semble même d’ordre spirituel, voire divin. Je voyage modestement, calmement, patiemment dans le décor politique sénégalais. On me courtise, je refuse, on me drague, je dis niet. Tout au plus j’accepte des alliances de circonstances que je saurais défaire en temps opportun. Il n’est pas question que je me traine ces alliés de Benno, c’est des coups à me salir et à renoncer à mon ambition. Ces vieux moribonds se croient intelligents, leurs voix m’ont servi à prendre la mairie de ST LOUIS, ce sera tout, pour être président, il faut être seul, pas esseulé toutefois. Donc je continuerai à déployer mon charisme et ma quiétude, je ferai des jeunes mes alliés, des immigrés mes bailleurs de fonds et nous mettrons ainsi le Sénégal en marche. Je serai le Obama Sénégalais, pasteur des temps modernes, discours monotone et rêveur, je vais sans doute échouer une fois à la tête de l’Etat, mais peu importe, la seule chose que je veux c’est être Président. Votez Bamba Dieye en 2012