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Macky Sall se décrit lui-même.VOTRE AVIS?
Abou
Lundi 5 Octobre 2009
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MACKY SALL DÉCRIT PAR LUI-MÊME
Moi c’est macky, le soldat discret. Je suis un thiof, grand, beau, fort, musclé. Un vrai gosse de Dakar, stature que j’ai peaufinée avec mon passage au ministère de l’intérieur. Mon intransigeance et ma dureté ont fait de moi le politique spécial à qui on confie les missions liquidatrices. Le vieux m’a sorti de Petrosen ou je menais une vie simple, moyenne, il m’a changé en un tournemain en grand adversaire de l’indésirable de l’époque. Sans ménagement et emporté par mon ambition naissante, j’ai servi de fusil d’épaule pour l’abatage du Dammel de Thiès. Des regrets ? Non jamais : s’apitoyer sur le sort d’une personne dans une jungle est l’entreprise la plus inutile. Telle une mayonnaise, on m’a monté jusqu’à qu’à la primature où ma loyauté supposée a séduit les Sénégalais. Le vieux décidait, j’exécutais avec la méticulosité du moine qui veut apparaître comme modèle. J’avais la mise sage, le verbe terne mais solide, le charisme effacé malgré ma prestance, et je continuais ainsi dans mon chemin politique avec la droiture comme seul atout. Je m’étais ainsi forgé une réputation toute pure, identification des vertueux Sénégalais, idole aussi des petits gars du peuple à qui je ressemblais dans ma modestie. Le plus fou, c’est que j’étais bien, un bon gars quoi. J’ai su après qu’en politique le chemin le plus droit n’est pas souvent le plus court. Les raccourcis du vice sont plus intéressants. Après quand j’ai lu Balzac, j’ai regretté de ne pas avoir été adroit avec la corruption, c’aurait été plus simple pour moi. Tout ce passait bien avec le Général avant que ne débarque le prince. Au début ca allait, mais dans la construction de l’échelle pour catapulter le fils au sommet, j’ai été pour une fois le mauvais élève. Je ne sais pas pourquoi, j’ai témoigné une réticence soudaine qui m’a valu tour à tour mon poste de premier ministre et ensuite celui de président de l’assemblée nationale. A la suite d’un bidouillage savant des termes de la constitution me voilà, dénudé des faveurs de pouvoirs, devant rebâtir ma réputation tout seul dans l’enfer de la politique. Le défi est exaltant, rien que pour me venger de l’injustice dont je fus victime, je veux être président. La première étape est réussie, j’ai gagné à Fatick, ma région. Le retour aux sources réussit décidemment aux enfants maudits. La guerre des fils du vieux a eu comme victime collatérale moi, jamais fils, tout au plus bon soldat. Moi aussi je ne pense rien, je n’ai pas d’idée, d’ailleurs je ne connais pas la politique, je suis chimiste. Je ferai comme tout le monde, je bataillerai, je distribuerai mes modestes revenus et je n’abdiquerai pas même si sur la ligne de départ, il y plus affûté que moi. Rendez vous en 2012, votez pour APR YAKAAR
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