lefigaro.fr - Vague de démissions parmi les conseillers de Barack ObamaLe président américain a dû affronter le départ de trois importants conseillers de son cabinet en moins de deux semaines. Des démissions qui viennent compléter une série d'une douzaine de départs depuis l'arrivée d'Obama à Washington.
L'équipe de Barack Obama commence à tirer la langue. En moins de deux semaines et à quelques mois des élections de mi-mandat, trois membres proches du président américain ont démissionné, selon une information du New York Times. Parmi eux : Peter R. Orzag, le directeur du budget de la Maison-Blanche, Christina Romer, la responsable des conseillers économiques du chef de l'Etat, et Camille Johnston, la directrice de la communication de Michelle Obama. Trois départs qui succèdent à une douzaine de démissions successives dans l'équipe d'Obama.
Arrivés à Washington en même temps que Barack Obama, certains ont donc décidé de quitter le navire au bout de dix-huit mois de mandat. Les uns après les autres, ils ont rendu leurs badges et leurs Blackberrys pour rejoindre l'«extérieur». Principale raison avancée : le rythme et la pression. La Maison-Blanche s'apparente en effet à une cocotte minute prête à faire exploser les conseillers les plus idéalistes. Un rythme effréné depuis deux ans que certains ne veulent ou ne peuvent plus tenir. Six, voire sept jours sur sept Linda Douglas, assistante de la communication à la Maison-Blanche, raconte ainsi avoir dormi près de douze heures le lendemain de sa démission. Ainsi que le jour suivant et celui d'encore après. Au total, il lui a fallu près de deux semaines pour qu'elle se sente parfaitement reposée. «J'en étais arrivé à un point où je me sentais presque traumatisée par la masse de travail que j'avais et par tout le stress que je ressentais quotidiennement, explique-t-elle au New York Times. Quand j'ai démissionné, j'ai eu l'impression qu'un énorme poids s'enlevait de mes épaules». Les fonctionnaires de la Maison-Blanche commencent en général leur journée à 7 heures du matin pour ne rentrer chez eux que vers 20 heures. Mais la journée n'est pas terminée pour autant, puisque selon les dires de plusieurs d'entre eux, ils restent branchés à leurs e-mails jusqu'à l'heure du coucher. Un rythme qui les tient six, voir sept jours sur sept. «On devrait observer davantage de bonne humeur dans les bureaux du gouvernement, mais c'est un travail vraiment difficile», confie pour sa part Gregory B. Craig, qui a quitté son poste de conseiller à la Maison-Blanche au bout d'un an. «Peu importe le travail, chaque administration est différente de la précédente. Lorsqu'on arrive nouveau poste, nous devons donc tout réapprendre depuis le début. Nous subissons une énorme pression pour le faire bien», ajoute-t-il. Des postes mieux rémunérés Certains des démissionnaires continuent toutefois à travailler dans de prestigieuses administrations. A l'instar de Don Gips, l'ancien directeur des ressources humaines de la présidence, devenu ambassadeur en Afrique du Sud. D'autres préfèrent se lancer à l'assaut de postes mieux rémunérés pour un nombre d'heures moindre, souvent dans le privé. Désirée Rogers, l'ex-secrétaire aux affaires sociales de la Maison-Blanche, a notamment été nommé mardi directrice générale de Johnson Publishing, qui édite les mensuels Ebony et Jet. Camille Johnston va pour sa part devenir vice-présidente de Siemens. La vague des démissions dans l'équipe rapprochée de Barack Obama devrait s'accélérer après les élections de mi-mandat, en novembre prochain. Une période généralement propice aux changements dans les équipes présidentielles. Beaucoup de membres de l'équipe du chef de l'Etat se demandent ainsi si Rahm Emanuel, le secrétaire général de la Maison-Blanche et le plus proche conseiller d'Obama, restera après les élections. Le conseiller avait en effet laissé entendre qu'il souhaitait se présenter au poste de maire de Chicago quand l'actuel élu, Richard M. Daley, se retirerait. Or, ce dernier agit aujourd'hui comme s'il allait se représenter. Les interrogations se multiplient également au sujet de David Axelrod, un des principaux conseillers d'Obama, qui a laissé sa famille à Chicago et exprime souvent son dégoût pour Washington. Mais ce proche du président vient de renouveler pour un an le bail de son appartement à Washington. Il semble donc plus probable qu'il reste en poste jusqu'à la mi-2011. Date à laquelle il pourra alors démissionner pour se consacrer à l'élaboration de la stratégie de campagne d'Obama en vue de la présidentielle de 2012. http://www.lefigaro.fr/international/2010/08/13/01003-20100813ARTFIG00380-vague-de-demissions-chez-les-conseillers-de-barack-obama.php Vendredi 13 Août 2010 - 18:44
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